Si l'on m'avait dit, il y a quelques temps, que d'être bien était si simple, je ne l'aurais pas cru. C'est sur le chemin du retour. Le c½ur léger. Un ciel bleu surmonté d'un grand et beau soleil. Quelques notes de musiques qui rythment chaque pas. Une après-midi passait avec *elle. Une confidente. Une amie. Une s½ur. Une psy ?
Il parait que de parler ça fait du bien, ça soulage. Je le crois, en effet. Après quelques heures à discuter tu te sens plus libre et prêt(e) à braver tout ce qui se mettra en travers de ton chemin. J'vous assure. Ca n'est jamais simple de se lancer. C'est normal. Trop de facilité c'est synonyme d'égocentrisme, voire de nombrilisme. « Moi par ci, moi par là, et moi . . . ». Ouais, et après ? Ca change quoi ?
Timidement tu commences à raconter ton histoire. Sans détails. Tu te sens bête et seul(e). Mais en fait ce n'est pas tout à fait le cas. Tu finis par te dire que des problèmes tout le monde en a, que des conneries tout le monde en fait et que des erreurs tout le monde en commet.
De plus en plus tu détailles. Tu râles. Tu te fais engueuler. Et tu finis par écouter.
Une chose en entrainant une autre, tous tes défauts finissent déballés sur la table. Tu sais d'où vient le problème. Tu sais ce que tu dois faire. Tu sais comment changer les choses, comment les faire avancer. Tu sais tout en fin de compte.
Tu baisses les yeux. Tu te sens gêner alors que tu ne devrais pas. Tu te rends compte qu'en général tu ne dis rien et ne montre rien parce que t'as l'impression d'être vulnérable. La cible parfaite. Oui parce que ne jouons pas les insensibles, souffrir ça fait peur à tout le monde.
Tout ça pour dire qu'au final t'es monté d'un level, « Confiance en soi » devient ton maître mot. C'est plutôt dur de s'y faire au début. Peur de mal interpréter. Peur de passer pour ce que l'on n'est pas en fin de compte. Ou peur d'échouer tout bêtement . . . Mais au fil des pensées, des actes et des paroles tu finis par comprendre que tu n'as rien à perdre. Plutôt tout à y gagner. Et c'est là que t'as tout gagné.
Après tout ça tu te surprends à faire des projets. Tu t'imagine. Toi. Lui. Elle. Eux. . .
Session philosophie. Nietzsche : « Formule de mon bonheur : un 'oui', un 'non', une ligne droite, un but. . .». Il n'y a plus rien à ajouter après ça. Non mais sérieusement c'est vrai. Ca résume assez bien l'état d'esprit dans lequel on devrait tous se situer. Sauf que ce n'ai pas le cas, oui, merci je suis au courant. C'est facile à dire, beaucoup moins à appliquer. Si c'était si simple, on serait au courant. . . En fait on devrait juste rajouter une petite touche perso', pour le coup ça serait un 'lui', un 'elle' et un 'eux'. Bah oui, « la vie ne vaut pas le coup d'être vécu si on est seul » et bla bla bla. . . Assez cul-cul j'avoue mais dans l'idée c'est ça.
Enfin passons.
L'essentiel est là. (L)

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